8 février 2010

Les Etats, les langues et la traduction

Leçon donnée par François Ost sur base de son ouvrage paru en 2009 aux Editions Fayard à Paris : Traduire. Défense et illustration du multilinguisme.

Date : le mercredi 24 février 2010 à 17h

Lieu : Palais des Académies, Salle Albert
Rue Ducale 1
1000 Bruxelles

Approche : politique linguistique

Titre : Les Etats, les langues et la traduction

Répondant : Jean-Marie Klinkenberg, membre de l’Académie, professeur
ordinaire à l’Université de Liège, Président du Conseil de la langue française et de
la politique linguistique

Ecoles doctorales concernées : Langues et lettres, Sciences politiques et sociales

De tout temps, la langue s’est imposée comme un enjeu essentiel de pouvoir. Elle constitue une composante centrale du sentiment d’identité nationale et représente une pierre de touche délicate de la protection des minorités. Le survol de treize études de cas fait apparaître les manières très différentes dont les Etats gèrent la question des langues et du multilinguisme (qui s’impose, dans les faits au moins, presque partout). Du monolinguisme purificateur de la Turquie d’Atatürk (dont le Rapport Grégoire de la France révolutionnaire constitue une bonne anticipation) jusqu’au multilinguisme égalitaire activement assumé par la Fédération helvétique, les situations sont extrêmement diversifiées, - avec une constante cependant : aucun Etat ne renonce à interférer dans sa problématique linguistique. L’Union européenne, quant à elle, saura-t-elle préserver le multilinguisme dont elle se réclame depuis l’origine et résister aux sirènes du "tout à l’anglais" ? On plaide vigoureusement en ce sens, à l’aide d’arguments culturels, mais aussi de considérations économiques et d’expériences tirées de la pratique de la recherche scientifique.


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