Le terrorisme et les valeurs de la démocratie libérale

mercredi 30 janvier 2008 par Guy Haarscher

Cette étude souligne les enjeux éthiques et pragmatiques de la lutte contre le terrorisme.

A peine de tomber elles-mêmes dans la spirale du terrorisme - confortant alors l’action ennemie des radicaux -, les démocraties libérales ont tout intérêt à justifier leur intervention, quand celle-ci, prise d’urgence, heurte les principes de l’état de droit.

Deux auteurs sont ici évoqués. Ackerman, d’une part, cherche à légitimer la lutte contre le terrorisme par l’état d’urgence qu’elle implique, et pendant lequel l’état de droit fonctionnerait de manière atténuée. Une telle situation ne pouvant se perpétuer que dans le respect de conditions de plus en plus strictes. Ignatieff d’autre part, élabore, d’un point de vue théorique, une éthique du moindre mal, selon laquelle un acte comporte un mal nécessaire en vue d’éviter un mal plus grand.

De façon générale, cette étude pose la question d’une conciliation possible entre l’action pragmatique - qui, prise dans l’urgence, implique une certaine dose de confusion - et les valeurs de l’état de droit, comme le droit à être jugé dans un délai raisonnable, par un tribunal impartial, etc.


En savoir plus

Responsable du comité éditorial :

Centre Perelman de Philosophie du Droit de l’Université libre de Bruxelles
CP 132 - Av. F. D. Roosevelt 50 - 1050 Bruxelles
Tel. 02/650 38 84 - Fax 02/650 40 07 - e-mail