L’arrêt Pfeifer contre Autriche constitue l’aboutissement d’une évolution jurisprudentielle relative à la protection de la réputation, et fournit donc l’occasion d’en présenter un bilan. En condamnant l’Autriche pour n’avoir pas rempli son obligation découlant de l’article 8 de la Convention, la Cour reconnaît pour la première fois de manière si explicite que cette disposition protège directement la « réputation » des individus (I). En réalisant une conciliation entre cet article et la garantie de la liberté d’expression, la Cour est amenée à opérer son habituelle distinction entre « déclaration factuelle » et « jugement de valeur » (II).
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La protection de la réputation
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