L’individualisme possessif, spéculatif (et néamoins romain) de Hegel, quelques remarques sur la théorie hégelienne de la propriété

jeudi 1er janvier 2004 par Mikhail Dorel Xifaras

Jean-François Kervégan (dir.) Hegel, penseur du droit, à paraître en 2004
Editions du CNRS, Paris

La doctrine hégelienne de la propriété énonce le caractère absolu de l’institution et sa relativisation par l’effectuation du principe de la personnalité. Cet article propose une caractérisation de ce dernier comme conflit entre deux configurations distinctes du concept de propriété : la propriété externe, conçue comme le dominium in plena potestas de la romanistique, et la propriété interne, ou propriété de soi constitutive de la personnalité, pensée comme patrimoine personnel. La relativisation de la propriété extérieure ne sort donc pas du cadre de l’appropriation privative, mais s’inscrit dans celui - plus large - de la patrimonialisation de soi et du monde, qui se confond chez Hegel avec le devenir de la liberté personnelle. Dans cet article, j’ai voulu montrer, dans et contre Hegel, que les configurations empiriques de la propriété informent et organisent la théorie hégelienne de la propriété, et qu’il convient par conséquent de les considérer en elles-mêmes et non comme de simples figures d’un concept unique qui leur préexiste.


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