Benoit Frydman présente et analyse le dernier livre d’Antoine Garapon : Réparer l’histoire ? Colonisation, esclavage, shoah.

samedi 29 mars 2008 par Benoît Frydman

Benoit Frydman, La justice mondiale peut-elle être civile ?

Compte-rendu critique de l’ouvrage d’Antoine Garapon, Peut-on réparer
l’histoire ? Colonisation, esclavage, shoah, Paris, O. Jacob, 2008

Après avoir, avec son compère Denis Salas, tiré les leçons de l’affaire
d’Outreau (Les nouvelles sorcières de Salem : leçons d’Outreau, Seuil, 2006) Antoine Garapon, cet infatigable et pénétrant observateur de la vie judiciaire consacre son nouveau livre à des actions en justice d’un type particulier, qui ont fait une apparition tonitruante sur la scène politique et judiciaire mondiale au cours de ces dernières années : « les actions en réparation des préjudices de l’histoire ». On rassemble, sous ce terme générique, des actions en responsabilité très diverses qui ont pour objet la réparation des conséquences de la traite des esclaves, de la colonisation sous ces différentes formes, du génocide des aborigènes, des arméniens ou des Juifs, ainsi que certains crimes de guerre, comme l’affaire dite des « femmes de réconfort », soit la prostitution forcée des populations civiles occupées, principalement des femmes coréennes, organisée par les forces d’occupation japonaises à l’intention de leurs soldats, durant la seconde guerre mondiale. Ces affaires, dont les faits remontent à plusieurs décennies, parfois à plusieurs siècles, la justice s’en trouve parfois saisie pour la première fois, soit elles se trouvent réactivées alors que l’on avait pu les croire
définitivement « classées » ou oubliées (...)

texte intégral en pièce jointe.


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